Faut-il mettre de la crème solaire en hiver et en ville ?

Pas systématiquement : en plein hiver, en ville et en plaine, l’indice UV est souvent trop faible (1 ou 2) pour justifier une crème solaire chez la plupart des adultes. Elle redevient en revanche indispensable dès que l’indice UV atteint 3 — ce qui arrive dès le printemps —, à la montagne, à la neige, et pour les peaux fragiles ou photosensibilisées. La réponse honnête tient donc en un mot : regardez l’indice UV du jour, pas le calendrier.

Situation Crème solaire ?
Ville, hiver, ciel couvert (UV 1-2) Pas indispensable pour la plupart des peaux
Printemps/été en ville, terrasse, trajets prolongés (UV ≥ 3) Oui, sur les zones exposées
Montagne, ski, neige Oui, toute l’année : l’altitude et la réverbération de la neige amplifient fortement les UV
Peau très claire, traitement photosensibilisant, rétinol/acides exfoliants Oui, quasiment toute l’année

L’indice UV, le seul vrai repère #

L’indice UV (affiché dans toutes les applis météo) mesure l’intensité réelle du rayonnement. En dessous de 3, le risque est faible pour une peau saine ; à partir de 3, la protection se justifie ; au-delà de 6, elle devient impérative. En France métropolitaine, l’hiver en plaine plafonne à 1-2, mais dès mars-avril l’indice grimpe vite — bien avant les premières chaleurs. C’est pour cela qu’on attrape des coups de soleil « surprises » en avril à une terrasse.

Les UVA, eux, ne prennent pas de vacances #

Nuance importante : si les UVB (responsables des coups de soleil) chutent en hiver, les UVA — impliqués dans le vieillissement cutané — restent présents toute l’année et traversent les nuages comme les vitres. C’est l’argument des dermatologues qui recommandent un SPF quotidien aux personnes très soucieuses de prévention du vieillissement ou présentant des taches pigmentaires. Pour les autres, c’est un choix personnel plus qu’une obligation sanitaire.

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Les cas où le SPF quotidien se justifie vraiment #

Certaines situations font consensus : peau très claire qui brûle facilement, antécédents personnels ou familiaux de cancer de la peau, traitement photosensibilisant (certains antibiotiques, isotrétinoïne…), utilisation de rétinoïdes ou d’acides exfoliants le soir, grossesse avec masque de grossesse, ou cicatrices récentes. Dans ces cas, un SPF le matin est recommandé même en ville — et en cas de doute, la question mérite d’être posée à votre dermatologue.

La crème solaire est-elle utile derrière une vitre ?

Les vitres bloquent l’essentiel des UVB mais laissent passer une partie des UVA. Pour un trajet quotidien, l’enjeu est mineur ; pour quelqu’un qui travaille toute la journée contre une baie vitrée exposée, un SPF peut se justifier.

Le maquillage avec SPF suffit-il ?

Rarement : la quantité de fond de teint appliquée est bien trop faible pour atteindre le SPF affiché. Considérez-le comme un bonus, pas comme une protection.

Faut-il de la crème solaire quand il y a des nuages ?

Un voile nuageux laisse passer une grande partie des UV. Si l’indice UV du jour est à 3 ou plus, la réponse est oui, nuages ou pas.

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